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« J’ai eu la chance de toucher à tout »

Florent Roullier a réalisé 3 semaines en alternance en Belgique dans une ferme laitière.

Florent Rouiller est parti à seulement 16 ans pour trois semaines d’alternance en Belgique où il a multiplié les activités. Une première expérience qui lui a donné envie de retourner à l’étranger.

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En avril 2022, Florent Roullier, étudiant en 1re de bac pro CGEA (conduite et gestion de l’entreprise agricole) au Campus de Pouillé, aux Ponts-de-Cé dans le Maine-et-Loire, a décidé de faire une partie de son alternance à l’étranger. Une idée qui a germé en écoutant les retours d’expérience d’autres élèves. « Je m’étais toujours dit que je partirai en voyage en autonomie, hors de la France, confie-t-il. Ça a été un déclic : j’en avais la possibilité, il fallait que j’y aille maintenant. »

« J’avais choisi la Belgique, l’Allemagne ou l’Autriche car j’ai étudié l’allemand, explique Florent. J’ai ensuite pris les devants pour la recherche de l’exploitation. Je voulais travailler sur un élevage bovin assez important. » Par le bouche-à-oreille, notamment grâce au vétérinaire du coin, l’étudiant finit par entrer en contact avec un éleveur de trois cents vaches laitières proche de la frontière flamande. L’occasion de bénéficier d’une expérience complémentaire à celle acquise durant son apprentissage dans une ferme allaitante et d’engraissement de porcs.

Le contact avec l’exploitant se fait avant même le séjour de Florent. Il sera logé et nourri directement à la ferme, une vraie « immersion dans la vie de famille », selon lui. Ses frais se limitent au transport jusqu’à Liège.

« On apprend différemment »

Pendant trois semaines, le jeune homme de 16 ans partage le quotidien de la ferme. « J’ai eu la chance de toucher à tout », témoigne-t-il. Soins aux animaux, traite, maçonnerie pour l’installation de stalles de robot de traite, travaux d’ensilage : les journées sont bien remplies. Il s’exerce également à l’élevage avicole dans la belle-famille de son maître de stage. Il apprend la gestion d’équipe, notamment au travers du salariat, et la conduite de grands troupeaux « dont on a peu l’habitude en France ».

Aujourd’hui, Florent prépare un certificat de spécialisation (CS) en élevage laitier. Il aimerait un jour s’installer avec un troupeau de laitières et d’allaitantes. Mais pas sans un peu de salariat et, surtout, pas avant d’avoir pu tenter une nouvelle expérience à l’étranger. « J’y ai pris goût », reconnaît-il.

« Je suis parti au Canada pendant les vacances, je compte y retourner pour me faire la main », se réjouit-il. Le contact est déjà pris pour s’immerger dans une ferme laitière avec prestations de service pour les productions végétales. « On peut avoir des craintes, du stress. Finalement, c’est en bougeant qu’on obtient ce qu’on a en tête, même si ce n’est pas parfait, affirme-t-il. Ce n’est pas une perte de temps, on apprend différemment. »

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